La formation Head Spa de Temana dure deux jours, soit quatorze heures, coûte 690 euros TTC et ne demande aucun prérequis. Voici ce qu’on y apprend, à qui elle s’adresse, et ce qu’il faut avoir réglé avant de proposer le soin.
Le Head Spa est un rituel du cuir chevelu, pas un soin capillaire

Le Head Spa est un rituel d’origine japonaise centré sur le cuir chevelu, pratiqué sur une personne habillée, la tête posée dans un bac, pendant une heure environ. Ce n’est ni un shampoing amélioré ni une prestation de coiffure : le lavage sert de support au travail manuel, pas l’inverse.
Le protocole complet s’organise en six phases, toujours dans le même ordre.
- L’initiation sensorielle, un prélude calme qui installe la confiance et prépare au lâcher-prise.
- Le bain purifiant, avec un soin nettoyant puis un rinçage à eau tempérée, entre 41 et 42 degrés. C’est aussi le moment où l’on observe le cuir chevelu pour adapter la suite.
- Le massage du cuir chevelu, une gestuelle précise sur les tissus épicrâniens, là où les tensions se logent.
- L’acupression, une stimulation de points de pression héritée du savoir-faire traditionnel japonais.
- L’hydrothérapie, le travail sous le filet d’eau, qui crée une enveloppe sonore et thermique particulière.
- La relaxation finale, pour prolonger l’état de détente avant que la personne se relève.
Ce qui le sépare d’un massage crânien classique

La différence tient en un mot : l’eau. Un massage crânien indien comme le shirotchampi se donne à sec ou à l’huile, assis ou allongé, sans installation particulière. Le Head Spa, lui, se pratique au bac, et le filet d’eau continu fait partie du protocole autant que les mains.
Cette différence a une conséquence très concrète, dont on parle plus bas : un massage crânien se propose partout, un Head Spa demande une installation.
Un point mérite d’être posé tout de suite, parce qu’il engage votre responsabilité de praticien. Le Head Spa est un soin de bien-être. Il procure une sensation de détente et un moment de récupération, rien de plus, et il ne relève pas du massage à visée thérapeutique, que le code de la santé publique réserve aux masseurs-kinésithérapeutes (article R4321-3 du code de la santé publique).
L’erreur à ne pas faire : vendre le Head Spa comme un traitement du cuir chevelu ou une solution contre la chute de cheveux. C’est faux, et c’est le genre de promesse qui met une activité en difficulté.
Ce que la formation Head Spa vous apprend en deux jours
La formation Head Spa de Temana s’appelle Kami no Kea, « soin des cheveux » en japonais. Elle dure deux jours, soit quatorze heures, de 9h30 à 17h30, en présentiel dans les centres de l’école.
Sur ces deux journées, vous travaillez sept choses.
- Les spécificités du cuir chevelu et ses zones de tension, ainsi que les textures capillaires, pour adapter le rituel à chaque personne.
- Le protocole complet, de la préparation à la relaxation finale.
- Les enchaînements, pour que le soin ne se ressente pas comme une suite d’étapes séparées.
- Le travail de la nuque, du cuir chevelu et du crâne.
- L’adaptation du toucher selon le ressenti du massé.
- Les techniques japonaises propres au Head Spa : acupression, hydrothérapie, rituels aquatiques.
- La prise en main des équipements et leur place dans le déroulé.
La pratique occupe l’essentiel du temps, la théorie sert à la comprendre. Vous repartez avec un protocole illustré de photos et de schémas, un filage vidéo du soin complet à revoir chez vous, et un suivi après la formation pour vos premières séances.
💡 L’astuce de Temana : le soir de la première journée, revoyez le filage vidéo. Repasser mentalement les enchaînements entre les deux sessions fait gagner un temps considérable le lendemain, bien plus que de relire ses notes.
L’erreur à ne pas faire : repartir sans avoir prévu où et sur qui vous pratiquerez la semaine suivante. Un protocole appris en deux jours et laissé de côté trois mois est un protocole à réapprendre.
Combien coûte la formation Head Spa, et où elle se donne
La formation Head Spa coûte 690 euros TTC. Le paiement peut s’échelonner en trois ou quatre fois, et un devis se demande directement depuis la fiche de la formation, ce qui est utile si un employeur ou un organisme participe. Un délai de quatorze jours de rétractation s’applique après l’inscription.
Elle se donne uniquement en présentiel, dans trois centres : Paris, Toulouse et Bordeaux. Il n’existe pas de version en ligne : le soin se pratique au bac, sur une personne, et s’apprend en binôme sous le regard d’un formateur. Le calendrier des sessions ouvertes figure sur la fiche de la formation, centre par centre, et il change au fil de l’année : c’est là qu’il faut le vérifier, pas ailleurs.
Sur la reconnaissance, soyons précis, parce que c’est la question qui revient le plus. Temana est un organisme certifié Qualiopi. Cette certification porte sur la qualité du processus de formation de l’organisme, et pas sur la compétence de chaque stagiaire. À l’issue des deux jours, vous recevez une attestation de fin de formation. Il n’existe pas, à ce jour, de diplôme d’État ni de titre inscrit au répertoire national des certifications professionnelles pour le Head Spa.
L’erreur à ne pas faire : présenter cette attestation comme un diplôme reconnu par l’État sur votre site ou vos réseaux. Une attestation de formation se valorise très bien pour ce qu’elle est, et la confusion se retourne toujours contre le praticien.
À qui s’adresse la formation Head Spa, et avec quels prérequis
Aucun prérequis n’est exigé. Les deux seules conditions sont d’être majeur et de s’exprimer correctement en français, à l’oral comme à l’écrit. Dans les faits, quatre profils s’y retrouvent.
- Les praticiens en massage bien-être qui veulent ajouter une prestation à leur carte sans repartir sur un cursus long.
- Les esthéticiennes et les praticiens spa qui cherchent une spécialisation que peu de monde propose encore.
- Les instituts et espaces bien-être qui veulent enrichir une carte existante.
- Les personnes en reconversion, qui découvrent le métier et cherchent un savoir-faire rare pour démarrer.
Un mot pour ce dernier profil : ces deux jours enseignent un protocole, pas le métier. Ils ne remplacent pas une formation aux bases du massage bien-être, ni la connaissance des contre-indications, ni ce qu’il faut savoir pour s’installer. C’est une spécialisation, et elle prend tout son sens posée sur des bases.
« Je recommande vraiment de savoir masser correctement avant de proposer ce soin. C’est ce qui en fait un soin complet, qui apporte une très grande détente, et pas seulement une expérience où l’on vous gratte le crâne et où l’on vous shampouine les cheveux. Ceux qui ne savent pas masser en font souvent un soin réducteur, fondé sur l’eau chaude et le shampoing. Ils perdent une grande partie de la détente qu’on obtient en massant le crâne avec précision, ou en maîtrisant les points de pression issus de la médecine traditionnelle chinoise. »
Patrice Marin, cofondateur de Temana
L’erreur à ne pas faire : compter sur ces quatorze heures pour ouvrir une activité de zéro. Le protocole, oui. Le métier, non.
Ce qu’il faut avoir réglé avant de proposer le soin
C’est le point que les articles sur le sujet oublient, et c’est celui qui décide si vous proposerez le soin ou non. Le Head Spa se pratique au bac, avec de l’eau chaude qui coule en continu pendant une partie de la séance. Avant de l’annoncer à votre clientèle, trois choses se vérifient.
- L’installation. Il faut un bac inclinable et de l’eau chaude : soit un bac raccordé à une arrivée d’eau et à une évacuation, soit un bac autonome à réservoirs, la solution la plus courante. Cela se règle dans un institut ou un salon, beaucoup plus difficilement dans une cabine sans point d’eau, et rarement au domicile du client.
- Le linge et la remise en état. Un soin à l’eau consomme des serviettes et demande du temps entre deux personnes. Ce temps se prévoit dans l’agenda, sinon il se prend sur la séance suivante.
- L’assurance. Votre responsabilité civile professionnelle doit couvrir la prestation telle que vous la proposez. Une nouvelle prestation se signale à l’assureur, c’est un appel de cinq minutes.
Au spa Haryana, à Toulouse, où travaillent des praticiens formés chez Temana, les bacs de Head Spa sont autonomes, avec un réservoir d’eau propre et un réservoir d’eau usée : c’est ce qui évite de faire traverser la salle par un tuyau. Patrice Marin, cofondateur de Temana, en tire une seule précaution : avoir une arrivée d’eau dans la salle même où se pratique le soin.
L’erreur à ne pas faire : ouvrir les réservations avant d’avoir fait un essai complet dans vos murs, avec votre eau, votre bac et votre linge. Le premier Head Spa ne se découvre pas devant un client.
Ce que le Head Spa change pour votre carte de soins
Une séance dure environ une heure, ce qui la rend simple à caler dans un agenda déjà rempli, entre deux prestations plus longues. Elle se donne habillé, ce qui lève la réticence d’une partie de la clientèle qui ne franchit pas la porte pour un massage corps.
Côté positionnement, c’est aujourd’hui une prestation que peu de praticiens proposent. La séance se situe couramment entre 60 et 120 euros selon le lieu d’exercice et la durée retenue. Pour construire votre grille, la méthode est la même que pour n’importe quelle prestation : partez de vos charges et de votre temps réel, pas du prix affiché par le salon d’en face.
« Le Head Spa est un excellent investissement pour un praticien. Il s’inscrit dans une prise en charge de plus en plus globale de la personne : ce n’est pas une tendance, c’est un soin qui va durer. »
Patrice Marin, cofondateur de Temana
L’erreur à ne pas faire : aligner votre tarif sur celui d’un shampoing en salon. Vous ne vendez pas un lavage, vous vendez une heure de travail manuel et une installation dédiée.
Le récapitulatif, à garder sous la main
Ce tableau reprend, point par point, ce que chaque section a conclu. Il se lit seul, sans relire l’article.
| Le point | Ce qu’il faut avoir réglé | L’erreur fréquente |
|---|---|---|
| La nature du soin | Un rituel de bien-être du cuir chevelu, pratiqué habillé, une heure environ | Le vendre comme un traitement capillaire |
| La formation | 14 heures sur 2 jours, uniquement en présentiel | Repartir sans plan de pratique pour la semaine suivante |
| Le budget | 690 euros TTC, paiement possible en plusieurs fois, devis sur la fiche | Oublier le coût de l’installation en plus de la formation |
| La reconnaissance | Organisme certifié Qualiopi, attestation de fin de formation | La présenter comme un diplôme d’État |
| Les prérequis | Être majeur, s’exprimer en français | Compter sur ces 2 jours pour apprendre le métier |
| L’installation | Bac inclinable, eau chaude, évacuation, linge, assurance prévenue | Ouvrir les réservations avant le premier essai chez soi |
| Le tarif | Une grille bâtie sur vos charges et votre temps réel | S’aligner sur le prix d’un shampoing |
Si le Head Spa vous intéresse, la prochaine étape tient en une vérification : ouvrez la fiche de la formation, regardez les sessions ouvertes dans le centre le plus proche, et vérifiez en parallèle que votre lieu de travail peut accueillir un bac. Ces deux réponses décident du reste.
À lire aussi
- Le massage shirotchampi, le crânien indien qui se pratique à sec
- Massage Kobido : c’est quoi, la séance, comment l’apprendre
- Quel tarif proposer pour un massage bien-être
Combien de temps dure la formation Head Spa ?
Deux jours, soit quatorze heures, de 9h30 à 17h30, en présentiel dans les centres Temana.
Quel est le prix de la formation Head Spa ?
690 euros TTC, avec la possibilité de payer en trois ou quatre fois. Un devis peut être demandé depuis la fiche de la formation, et un délai de rétractation de quatorze jours s’applique après l’inscription.
Faut-il des prérequis pour accéder à la formation ?
Aucun. Il faut être majeur et s’exprimer correctement en français, à l’oral comme à l’écrit. La formation enseigne un protocole précis, elle ne remplace pas un apprentissage des bases du massage bien-être.
La formation Head Spa est-elle reconnue par l’État ?
Temana est un organisme certifié Qualiopi, ce qui porte sur la qualité du processus de formation et non sur la compétence de chaque stagiaire. Vous recevez une attestation de fin de formation. Il n’existe pas de diplôme d’État ni de titre au répertoire national des certifications professionnelles pour le Head Spa.
Où peut-on se former au Head Spa avec Temana ?
Uniquement en présentiel, à Paris, à Toulouse et à Bordeaux. Il n’existe pas de version en ligne. Le calendrier des sessions ouvertes figure sur la fiche de la formation, centre par centre.
Quel matériel faut-il pour proposer un Head Spa ?
Un bac inclinable, une arrivée d’eau chaude et une évacuation, ainsi que du linge en quantité. C’est la contrainte principale du soin : il se met en place dans un institut ou un salon, difficilement dans une cabine sans point d’eau.
Le Head Spa est-il un soin thérapeutique ?
Non. C’est un rituel de bien-être, qui procure une sensation de détente et un moment de récupération. Le massage à visée thérapeutique relève des masseurs-kinésithérapeutes, selon le code de la santé publique.





